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  • Le chantier, commencé mi-juin, est sous haute sécurité. Jour et nuit, des agents veillent.

    C'est désormais officiel. Le grand parc aménagé sur l'ex-cokerie de Drocourt portera le nom on ne peut plus exotique de Parc des îles. Des îles qui sont justement en ce moment en train de sortir de terre avant d'être baignées d'eau. Mais certaines autorisations sont toujours en attente.

    La Parc des îles : ce n'était pas le nom « chouchou » d'Yves Coquelle, vice-président de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC) chargé des grands travaux, qui l'avait qualifié de « banal » et lui préférait Terre-îles Parc. « Mais ça ne plaisait pas à tout le monde. Et comme personne ne voulait se mouiller, on a tranché il y a un mois en commission, et on a finalement choisi Le Parc des îles. » Et c'est un peu avant que les travaux ont débuté sur l'ex-cokerie. Première étape de ce chantier de 17 mois : l'ensemble aquatique. Six hectares - des 50 hectares du parc - adossés au terril 205 se verront baigner dans 80 000 m³ d'eau. Un énorme bassin qui pourra servir aux amateurs de pêche, ponctué par sept îles thématiques, reliées par des passerelles et des chutes d'eau, sur un kilomètre de long. Depuis mi-juin, les gros engins et les quinze ouvriers de la société EPV, sous-traitant de SCREG chargé du terrassement, s'en donnent donc à coeur joie pour creuser le bassin et former les îles. Un spectacle impressionnant pour des travaux sous haute surveillance qui auraient dû commencer en mars mais qui ont été retardés pour des raisons... administratives.

    En effet, à cause d'éventuels risques de pollution de la nappe phréatique, la MISE (Mission interministérielle des services de l'eau) avait donné un avis défavorable. Mais se basant sur l'avis favorable de l'expert en hydrologie, la CAHC a commencé les travaux. Et n'attend plus que l'aval de la MISE, qui devait tomber en juillet, pour remplir le bassin. Le 25 août, une société anglaise s'installera sur le site pour préparer son géocomposite bentolitique : une matière plastique écologique pour satisfaire à la norme haute qualité environnemental du parc, et qui accueillera l'eau.

    Mais pourquoi cette précipitation pour commencer le chantier ? L'explication se trouve dans le budget et le calendrier. « Les travaux doivent durer 17 mois et l'obtention des crédits de l'État FEDER (Fonds européens de développement régional) est conditionnée selon une date butoir. Si nous n'avons pas terminé les travaux en juin 2008 maximum, nous n'obtiendrons pas les 2,5 millions d'euros nécessaires à la réalisation de Parc des îles », poursuit Yves Coquelle Donc, si les travaux ne commencent pas maintenant, c'est tout le parc qui est compromis. Un parc qui, selon la maquette, ne se réduit pas au bassin.
    Car la deuxième phase de travaux, la partie centrale, concerne un espace de plaine ponctué d'îlots boisé, dédié à la promenade. Quant à la troisième partie, il s'agit d'une prairie qui pourra accueillir un golf neuf trous par exemple.

    PAR ANNE-CLAIRE GUILAIN


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  • La cokerie de Drocourt, la fin de toute une histoire...

     
    Posté par Samuel Pajilewski  <script type=text/javascript>display_envoyermessageperso('Sam_from_MS');</script> le 01 juillet 2003 <script type=text/javascript>journal_admin(3765)</script>
     
     
    Dans ses années glorieuses, le bassin minier du Nord-Pas de Calais compte plusieurs      centaines de puits de mines. Les chevalets, les terrils, sont les principaux vestiges qui nous restent en mémoire. Pourtant, d'autres industries se sont développées autour de cette activité, notamment les industries du coke. C'est en 1892, que les premiers batiments de la Cokerie de Drocourt furent construits (Drocourt est uen petite ville deu Pas de Calais, limitrophe d'Hénin-Beaumont et Rouvroy notamment). L'emplacement y est idéal : Assez loin des habitations, desservi par un important noeud ferroviaire, situé à un carrefour de plusieurs mines (Henin, Rouvroy, Billy...), la cokedire de Drocourt se développe et grandie peu à peu. Que fait on dans une cokerie ? C'est une excellente question. tout d'abord, on y produit du Coke, différents Cokes. A quoi sert le Coke ? C'est un materiau anthracite, à haute teneur en Carbone, qui permet, grâce à ses caractéristiques, de faire fonde des matérieux à haute temperature, comme la Fonte, ou encore les laines minérales (pour l'isolation thermique et phonique sont fabriquées par fusion de roches ou de laitiers dans les cubilots de type water jacket...) A la cokerie de Drocourt cependant, la production ne se focalisait pas seulement à la fabrication de Coke pour fonderie, mais également au Coke industriel, de propriété différente, utilisé notamment pour la fabrication de sucre à partir de betteraves (Besoin de chaux - pierre à chaux - et de gaz Carbonique - Coke Industriel) Le Coke 45/65 ou 60/100 mm est le plus adapté. Également, on y trouvait le Coke pour l'electro-metallurige (25/45 ou 10/30), utilié dans les fours à Arc pour traiter la poussiere métallique. Enfin, le Coke 0/10, utilisé pour la protection de tuyauterie enterrée (anti oxydation), le coke est alors utilisé comme anode consommable. Comment y fabrique t-on le Coke, qu'est ce que le processus de fabrication d'une cokerie ? A partir de Charbon gras simple, tout un processus de fabrication rentre alors en compte. Pratiquement, une cokerie est un assemblage de silos et de convoyeurs, ponctué de broyeurs, de doseurs et de mélangeurs : les différents charbons, intimement mélangés, composent finalement le composé qui va être introduit dans les fours puis distillé pendant quinze à trente-six heures (selon le type de Coke) avant d'être poussé, à l'état de coke incandescent, dans le coke-car. C'est jour et nuit, car les fours ne doivent jamais refroidir, un spectacle captivant mais vénéneux de feu, de flammes, de hautes colonnes de vapeur orange et blanc, percées par l'oeil rouge du coke-car ou de la défourneuse qui s'approche du four suivant. Dans les années 1970s, alors que le bassin minier entre petit à petit dans sa phase de recession avec notamment la disparition du puit récent Fosse 9 (Harnes), la Cokerie de Drocourt est la plus grande Cokerie d'Europe. Encore alimenté par le bassin minier mais également de plus en plus par du Charbon importé, la Cokerie de Drocourt compte plus de 1 000 employés. Sous l'impulsion de De Gaulle puis de Valery Giscard d'estaing, le Charbon est remplacé petit à petit par une energie plus propre (???), l'energie pétrolière ! Le Gaz de ville est également petit à petit remplacé par le Gaz naturel. Toutefois, les activités de la cokerie continues, mais celle-ci commence petit à petit à se retrécir. La voie ferrée provenant des fosses de Fouquieres les Lens, Rouvroy et Billy est desaffectée, la Cokerie n'est plus qu'approvisionnée que par une unique voie ferrée, celle rattachée au centre d'aiguillage d'Henin Beaumont. En 1983, Mitterrant annonce le plan définitif de recession du bassin minier du Nord Pas de Calais : Les jours de la Cokerie de Drocourt sont comptés. Ce formidable centre industriel déperrit petit à petit, malgré quelques aménagement, et ne compte, à la fermeture du site en Mars 2002, que 450 employés. Entre 1983 et 2002, la Cokerie continuera de produire de la Coke, et alimentera principalement MetalEurop (gaz issu du Coke et Coke). Malgré un regain d'activité dans le secteur, la décision d'abandonner les Cokes de Drocourt eurent lieu en 2001 (La Cokerie de Drocourt vivait beaucoup sur les subventions) . 110 ans d'histoires venaient de se tourner. Fini les va et viens des trains, l'odeur particulier du souffre et du Carbone, fini de voir les flammes jaillir, la poussière monter au ciel... Le dernier maillon du Bassin Minier (le dernier puit a fermé en Decembre 1990, à Oignies) venait de s'eteindre. Une atmosphere de mort et d'abandon régnait sur le site. Qu'allons nous faire de cette formidable architecture, aux murs epais de plus de 5 mètres, aux fondations profondes et à ces batiments dont certains furent vieux de plus d'un siècle ? Et non, on ne les garda pas, on les a détruit ! Ironie ou pas, en 1944, lors de l'arrivée des troupes américaines à Hénin Beaumont, 2 résistants furent tués en protégeant, au niveau de la voie ferrée, la Cokerie du sabotage (La Cokerie etait deja en partie détruite) des Allemands... une plaque commémorative existe encore, mais maintenant que les batiments ne sont plus là.... Que va t-on mettre à la place de la Cokerie ? A l'heure actuelle, il est question d'y installer des Gens du voyage, nombreux dans le secteur. Ce n'est pas une critique personnelle, mais installer des populations sur un ancien site pollué et à proximité d'une autre usine chimique, est quelque chose d'immoral ! Pourquoi ne pas avoir gardé en souvenir ce patrimoine humain ? Personne ne le sait. L'argent surement, l'entretien coute cher, il est vrai, surtout que certains batiments étaient déjà désaffecté depuis longtemps. La disparition de l'usine dans notre espace visuel provoque un grand vide, fini de voir les longues cheminées, la fumée noiratre... il ne reste plus rien, sauf des ruines, les derniers batiments (sauf le grand chateau d'eau) ont été abattus la semaine dernière. cette grande aventure humaine a aujourd'hui laissé place à un vide.
    Maintenant, il ne reste que le chateau d'eau (visible sur les premières images, il sera également abattu) Voici mon hommage pour cette oeuvre qu'etais la cokerie de Drocourt, qui restera gravé à jamais dans nos mémoires de Chtis....

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